DBZ,
trois lettres qui donnent du frisson à toutes les personnes
de ma génération qui étaient scotchées
devant leur écran chaque mercredi matin à encourager
les exploits de Sangoku et de ses amis. Après l´excellente
surprise DBZ Budokaï, qui donnait une autre alternative à
Soul Calibur 2 et VF 4, Atari continue d´exploiter cette
mine d´or en sortant une nouvelle galette qui ne manque
pas de piment. Les nouveautés sont elles au rendez vous
? Juchez votre nuage magique et suivez moi !
On
ne change pas une équipe qui gagne !
Dès
les premières minutes à éplucher en détail
le menu, on constate avec tristesse que le mode Histoire, qui
faisait la fierté du premier opus, a totalement disparu
de la circulation.
Les
modes dispos :
Le
Duel va permettre à deux valeureux combattants de s'affronter
dans les endroits mythiques de la série et de déterminer
le meilleur guerrier de l'univers.
Le
championnat du Monde, divisé en trois niveaux de difficulté,
va enfin permettre de mettre une raclée à Hercule
et de s'emparer de son titre.
Aller
faire un tour dans le magasin de Bulma qui, avec l'argent récolté
dans les tournois, vous vend des compétences essentielles
afin de créer le combattant ultime.
Un
mode Bonus vous donne accès au vaisseau de Babidi. Acharnez-vous
dans les quatre niveaux proposés. Les points obtenus libèrent
progressivement de nouveaux personnages, tous issus du clan du
sorcier.
Joue
aux dés avec les sayans !
La
grande nouveauté de ce Budokaï reste le chapitre Dragon
World, sorte de jeu de l'oie enfantin où la quête
des 7 boules de cristal sera au centre de l'histoire. Vous avez
le droit à trois joueurs dans votre équipe, Sangoku,
tout de 3D vêtu, pouvant être accompagné dans
ses péripéties par un ou deux accolytes, modélisés
par des pions à leur effigie.
Chaque
carte est assez vaste, les joueurs ayant la possibilité
de se déplacer à travers un réseau reliant
divers points. Vous avez le droit à un seul lancé,
ce nombre pouvant évoluer selon les items que vous ramassez.
A
ce sujet, plusieurs objets pratiques sont disséminés
un peu partout et permettent d'augmenter nos compétences.
Le radar de Bulma est présent afin de faciliter la recherche
des boules de cristal. Des liasses de billet fructifient votre
besace dans l'optique d'acquérir de nouvelles compétences.
Autre
principe du Dragon World , les combats vont opposer les plus grands
guerriers de la planète, l'ordre des rencontres reste en
adéquation avec la série de Toryama. Les guerriers
de l'espace, Freezer, Cell et Boo sont les principaux adversaires
qui vous barrent la route .
Matérialisées
par des briques à la "Pyramide", les vies (cinq
par personnages) sont liées au destin du héros,
afin qu'il résolve les diverses énigmes proposées
sur la carte, certaines demandant parfois de ne pas utiliser ses
poings.
Quelques
subtilités fort agréables ont été
implantées afin de corser un peu l'addition. Les développeurs
ont eu la bonne idée d'intégrer des gages afin de
rendre les joutes plus difficiles et mettre vos nerfs à
l'épreuve. Autre indice à connaître, quand
deux sayans se rencontrent, l'un des deux voit sa puissance augmenter.
Enfin, il faut savoir qu'un adversaire qui vous a mis au tapis
une première fois est beaucoup plus vulnérable lors
de la seconde opposition.
Les
récompenses varient selon le guerrier que vous avez envoyé
en enfer. De nouvelles compétences et techniques sont offertes
par certains adversaires qui peuvent aussi rejoindre le clan très
fermé des personnages jouables dans les autres modes. De
nouveaux niveaux viennent également satisfaire les plus
méritants.
Des
ajouts qui en mettent plein la vue
Vérité
oblige, Budokaï premier du nom était réputé
pour être un titre très difficile de part les combos
psychédéliques qu'il fallait exécuter. Les
développeurs ont entendu notre appel et ont décidé
que ce nouvel opus serait beaucoup plus accessible.
Le
nombre de techniques a encore évolué, des raccourcis
permettent aux plus novices de réussir aisément
des vagues déferlantes. Mais la facilité a un prix.
Les combos beaucoup plus complexes rapportent plus de dégâts,
poussant les plus fainéants à s'acharner sur un
mode entraînement ultra complet où Goku et ses amis
deviennent vos coaches. Cependant, les mouvements défensifs
sont toujours peu efficaces, laissant la priorité au bourrinage
et aux attaques suicidaires.
Des
manipulations assez délirantes vont plonger l'apprenti
sayan au plus près des combats. Les sticks analogiques
du pad PS2 sont particulièrement mis en avant afin de rendre
un attaque plus puissante que jamais. La défense est également
concerné et les plus résistants pourront sans problème
repousser les attaques ultimes au prix d'un effort draconien.
Les
fusions sont également de la partie. En appliquant à
la lettre la série de touches à reproduire, vous
pouvez créer des personnages plus puissants qui possèdent
des attaques assez débiles comme celles du beignet radioactif
et du fantôme kamikaze.
Un
peu plus proche du Manga
Le
moteur graphique a largement été retravaillé
par rapport à la première version. De part le Cell
Shading, les développeurs se rapprochent sensiblement du
manga de Toryama afin de satisfaire les inconditionnels de la
série.
Les
décors sont beaucoup plus soignés et fourmillent
de détails sympathiques, comme les flocons de neiges et
la représentation de l'eau. Namek, La Tour Karine, et la
salle de L'esprit du temps accueillent de nouvelles arènes
comme le quartier général de l'Armée du Ruban
Rouge et le complexe de la Capsule Corporation.
L'interaction
avec le décor est encore plus impressionnante et envoyer
un adversaire contre une montagne deviendra une agréable
habitude.
La
modélisation des personnages prend évidemment en
compte ce changement, chaque protagoniste ayant suivi une cure
de jouvence assez sympathique qu'on les croiraient tout droit
sortis d'une planche à dessin. Leur nombre à également
augmenté et c'est avec un grand plaisir que l'on accueille
de petits nouveaux comme Videl, Goten, le jeune Trunk et Boo Boo.
Excepté
la cinématique d'introduction super stylée, le reste
n'est que texte a répétition et séquences
ennuyeuses. Tout ce qui faisait le charme du premier opus à
ce sujet à complètement disparu et va vite rebuter
certains fans.
Plus
débile tu meurs !
Pourquoi
ce changement monsieur Atari ? Les commentaires originaux du premier
Budokaï satisfaisaient amplement. Cela permettait aux plus
jeunes de connaître les véritables voix de la série
!
Cette
fois-ci, préparez vous à avoir une sérieuse
déconvenue car Budokaï 2 va montrer à quel
point nos amis de l'autre coté de l'Atlantique n'ont pas
de chance.
La
plupart des commentaires dans la langue de Shakespeare sont assez
débiles, Freezer ayant l'air d'un gosse de cinq ans et
le gros Boo d'un fille en jupette. Le plus gros manque de respect
vient de Végéta, le personnage le plus charismatique
de DBZ, qui ressemble ici à un vieux routier qui aurait
forcé sur la cigarette !
Le
thème musical est identique au premier opus, toujours aussi
rock et mettant du piment à chacun des combats. Les bruitages
sont quant à eux assez convaincants, le minimum syndical
la plupart du temps.
Comment faire une vague déferlante par Gohan !
Le moteur graphique a été revu à la hausse.
Les décors sont plus soignés et fourmillent de détails
sympathiques.
L´interaction avec le décor est toujours aussi impressionnante.
Plus
-Proche
du Manga
-Décors plus soignés
-Nombre impressionnant de personnages
-Plus maniable
-Les fusions
-La cinématique d´introduction
Moins
-Absence
du mode Histoire
-Les voix anglaises
-Texte à répétition
Pari réussi pour Atari puisque, non content d´avoir
redonné un premier souffle à la saga, il réussit
une seconde fois à mettre les guerriers de l´espace
au premier plan. Tout en corrigeant les défauts du premier
opus, cette nouvelle édition fourmille de nouveautés
très intéressantes qui vont ravir les fans des combattants
aux cheveux décolorés. On en redemande.
GRAPHISME :
16/20
Le
moteur graphique a largement été modifié
afin de donner un rendu proche du manga. Exceptée la superbe
cinématique d´introduction, le reste n´est
que texte et séquences ennuyeuses.
JOUABILITE :
17/20
Avec
une prise main rapide, intuitive et une palette de mouvements
nettement évoluée, ce nouveau Budokaï surpasse
largement son grand frère. Les accrocs des bornes d´arcade
vont y prendre goût.
BANDE SON :
11/20
Les
magnifiques commentaires japonais laissent la place à des
voix anglaises très humiliantes pour les personnages de
la série. Des bruitages convaincants et une bande son très
Rock n Roll essayent de tenir la barre. Un gros raté.
ANIMATION :
17/20
La
plupart des décors interagissent avec les combats et envoyer
un guerrier pulvériser une montagne ou un building sera
un jeu d´enfant.
DUREE DE VIE :
18/20
Il
vous faudra un long moment et des nuits blanches afin de débloquer
le nombre impressionnant de techniques et de personnages disponibles.
La quête des sept boules de cristal va être longue.
NOTE
GENERALE : 17/20
Vegeto
du 77
contacter
moi pour plus d'info :
Vegetodu77@aol.com

|